Le mot chalcographie désigne tout à la fois l’art de la gravure en taille-douce et une collection méconnue, initiée par le pouvoir royal au xviie siècle et qui a connu un développement extraordinaire avant l’apparition de la photographie.
La chalcographie (du grec, khalkos, cuivre, et graphein, écrire) désigne donc non seulement un lieu de conservation mais aussi une technique de reproduction d’images en multiple à partir de cuivres gravés. Jusqu’à l’invention de la lithographie (1796) et de la photographie (1839), la gravure constituait la seule technique de reproduction de l’image. Née au milieu du xve siècle, la taille douce, où le trait est incisé en creux au moyen d’un burin ou d’un acide sur un cuivre, va progressivement s’imposer et faire des estampes un medium des plus populaires.
Signe manifeste de cette évolution, Colbert fonda en 1660 le « Cabinet des planches gravées du Roi », pour illustrer et diffuser les grands événements du règne de Louis XIV, les résidences et les collections royales. Destinées à diffuser l’image de la magnificence du pouvoir, ces planches sont l’œuvre des meilleurs graveurs du temps, tels que Claude Mellan, Gérard Audran, Gérard Edelinck.
Ce fonds a survécu à la Révolution. Le Directoire, en 1797, crée la Chalcographie en réunissant en particulier le Cabinet du Roi et le fonds de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture. Le caractère encyclopédique de cette institution devient une réalité et concrétise les exigences de perfection et d’universalité définies dès l’origine de cette entreprise.

Graver pour le roi

  • DESCRIPTIF TECHNIQUE

    19,7 x 25 cm, 208 pages, 130 illustrations, broché avec grands rabats
    29 € - ISBN : 978-2-35906-266-3
  • AUTEURS

    Ouvrage collectif

     

     

  • COÉDITEUR

    Coédité avec le musée du Louvre, Paris

  • PARUTION

    En librairie le 7 mars 2019.

     

    Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition présentée du
    21 février au 27 mai 2019, au musée du Louvre. La Chalcographie du Louvre est riche d’une collection de quelque 14 000 plaques gravées en taille-douce, dont les plus anciennes remontent au XVIIe siècle.

     

    L’ouvrage s’inscrit dans la collection « Arts graphiques / Musée du Louvre » initiée avec les publications À l’ombre des frondaisons d’Arcueil (978-2-35906-162-8) ; Dessiner le quotidien (978-2-35906-192-5) ; Dessiner en plein air (978-2-35906-204-5) ; La France vue du Grand Siècle (978-2-35906-231-1) ; La gravure en clair-obscur (978-2-35906-245-8).